background image
25
CAHIER 3 La restauration à travers la presse
`'
La peint
ure est un produit manufacturé ''
Jean Fautrier - 1945
Lors d'un entretien avec André Malraux, vers la fin des années 50, nous avons
constaté, que rien n'existai
t - techniquement - pas même une prise de conscience - des
artistes contemporains sur le devenir de leurs créations.
Pour la plupart d'entre eux ils n'avaient qu'une connaissance très relative des matériaux
nouveaux mis à leur disposition et de provenances diverses, industrielles, matérielles,
animales et bien d'autres inattendues.
A ceci s'ajoutait, et encore plus maintenant, un manque de connaissance des
traditions picturales -
la méthodologie ancienne ne s'adapte pas forcément aux nouveaux
produits.
Seul, Jean Fautrier dès 1945, Jean Dubuffet et quelques autres, se préoccupaient de la
pérennité de leurs oeuvres.
C'est donc tout naturellement que chercheur, curieux et un peu explorateur, j'ai
décidé d'étudier des points
qui me paraissaient indispensables.
Les critiques et l'incrédulité, en cette fin des années 50, ne me furent pas épargnées.
Quel intérêt de s'occuper des ``
élucubrations de bricoleurs
'`
?
C'est Jean Fautrier, le premier qui m'a permis, lui le solitaire, d'étudier, dans son
atelier, sur s
es oeuvres, les problèmes de conservation
:
- Analyser ses produits,
- A
border les procédés ou méthodes d'utilisation
,
-
Procéder à des vieillissements artificiels à l'aide d'une technologie avancée
.
Il ne restait plus qu'à établir ou rétablir le lieu d'une tr
adition éclaté.
La presse, les émissions de télévision, les films m'ont été d'une précieuse assistance et
quelle que soit leur vision ou commentaires ont permis de faire connaître qu'il y avait une
possibilité pour l'après.


Que tous celles et ceux qui se
sont fait l'écho de mes démarches et recherches
soient remerciés ici, après ces longues années.


Nota :
Les articles de presse reproduits sont pour certains - extraits de documents plus
longs (que leurs auteurs - qui bien sûr restent totalement propriétaires de leurs textes -
veuillent bien m'en excuser).
De même je ne peux en général les illustrer avec des oeuvres que nous avons eu
à soigner ou traiter - secret professionnel oblige !
Certains articles de presse s'échelonnent sur plusieurs années
- 20 ans et plus.
Pour l'essentiel, leur contenu reste encore maintenant et plus que jamais d'actualité
(leurs auteurs étaient avant-gardistes).