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L'état général du bâtiment lors de la restitution à l'Allemagne étant particulièrement
délabré, la construction d'un immeuble voisin avait provoqué des désordres très graves,
au point
que l'escalier était séparé du palier par un vide de 15 cm par endroit.
Les architectes ont du faire face à des problèmes techniques extrêmement
importants par traitement en grande profondeur pour stabiliser le bâtiment.
Ajouter à ceci que les outrages du temps et de nombreuses et intempestives
restaurations des décors intérieurs avaient en très grande partie endommagée ceux-ci.
Cette longue intervention a associé les restaurations des tableaux (Hubert Robert et
autres), la consolidation du plafond peint par
Prud'hon
de la chambre de la Reine
Hortense. De même nous avons créé une grande pièce de réception, avec faux bois et
faux marbre, en partant de quelques éléments anciens mis à jour.
Cette restauration n'a pas été seulement technique.
Mes recherc
hes ont permis, avec l'aide amicale de représentants de la société
ornithologique de découvrir que les oiseaux peints sur les pilastres du salon de musique
ne relevaient pas seulement d'un esprit décoratif mais étaient de véritables portraits de
volatiles.
L'intérêt est, que sauf dans la volière du Château de la Malmaison, certains de
ceux-ci étaient pratiquement inconnus en France.
L'influence de Joséphine de Beauharnais (résidante de la Malmaison) mère du
Prince Eugène apparaît ici comme conseillère dans
l'onéreuse
décoration. Le budget des
travaux fut l'objet d'un grand courroux de Napoléon.
Ce chantier a duré de 1964 à 1968 et 15 de mes collaborateurs y
oeuvraient en
permanence.